Rima Abdul Malak

Née en 1979, Rima Abdul Malak passe les dix premières années de sa vie à Beyrouth avant que sa famille, fuyant la guerre civile, ne s’installe à Lyon. Au collège et au lycée, elle s’initie au théâtre, pratique la musique et se passionne pour la littérature et la poésie.
Elle débute sa carrière dans le monde des ONG, au sein du Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement, puis de Clowns sans frontières. Elle organise spectacles et formations dans des camps de réfugiés, bidonvilles, hôpitaux et orphelinats aux quatre coins du monde. Dans chaque regard d’enfant, elle mesure le pouvoir universel et infini des artistes. Après une expérience à l’Institut Français à la tête du pôle musiques actuelles, elle rejoint la Mairie de Paris comme conseillère spectacle vivant, puis directrice de cabinet de l’adjoint à la culture. En 2012, elle devient conseillère culture de Bertrand Delanoë, qu’elle considère comme son mentor en politique. Cap ensuite sur New York en tant qu’attachée culturelle pour l’Ambassade de France. Elle y développe des tournées, résidences et expositions d’artistes français, contribue au lancement de la librairie Albertine et de la Nuit de la philosophie, crée un festival pour enfants et une opération de promotion du design français. En 2019, elle est nommée conseillère culture d’Emmanuel Macron. Elle met toute son énergie à soutenir le secteur culturel durant la pandémie de Covid, réorienter le Pass culture, faire de la lecture une grande cause nationale, ou encore initier le programme de commandes Mondes Nouveaux.
De mai 2022 à janvier 2024, elle est ministre de la Culture dans le gouvernement d’Elisabeth Borne. Son mandat est marqué par l’ouverture de la Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts, la reconstruction de Notre-Dame de Paris, un plan national pour les métiers d’art, deux lois majeures sur les restitutions, la taxation des plateformes de streaming pour soutenir l’industrie musicale, la défense résolue de l’audiovisuel public, son engagement pour la transition écologique et l’initiative La Relève pour renouveler le vivier des futurs dirigeants culturels. Sans oublier la poésie, qu’elle insuffle au ministère avec le « Rima poésie club » et les nuits de la lecture, comme dans la plupart de ses discours.
Sa devise : la beauté sauvera le monde !